Tu ne t'en soucies pas, n'en sauras d'ailleurs rien,
Toi qui es avec moi, en mon coeur, en mes mains.
Le manque qui m'assaille en cette heure commune,
Tu ne le discerne pas, quelle divine fortune.
Qui crois tu que je suis vraiment sans tous ces masques?
Que je n'ai ni passé, ni fantasme fantasque?
Penses-tu alors seulement que tout cela est vain,
Et qu'il ne restera que des bleus sur mes seins?
Quelle route, quel sentier allons-nous emprunter?
Pouvons-nous le sentir plus que par le passé, où¨
Portés par la vie nous nous sommes ereintés,
Avons tourn, cherché comme des pauvres héros fous.
Tu me manqueras un jour, tu me manques déjà,
Mais souris moi encore, toi qui n'en doutes pas,
Emmene-moi vers toi dont je ne veux rien savoir,
Et songe à toutes ces heures qu'ils nous reste à avoir.